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Bonne-Espérance : l'ancienne sacristie reprend vie

La vitrine du futur Centre d'Histoire et d'Art Sacré en Hainaut (CHASHa) vient d'être restaurée. Elle accueille une exposition « L'art sacré se dévoile en Hainaut ». A voir chaque dimanche après-midi jusqu'au 8 octobre.

CHASHa ExpoDans l'exposition « L'art sacré en Hainaut », on ne sait ce qu'il faut le plus admirer : l'écrin ou les bijoux. L'écrin, c'est cette ancienne sacristie « sauvée des eaux » - entendez : d'une inéluctable dégradation. Les bijoux, ce sont 38 œuvres d'art de grande qualité, « pêchées » dans les collections de paroisses qui, sous l'Ancien Régime, dépendaient de l'abbaye de Bonne-Espérance.

L'inauguration de la sacristie rénovée - qualifiée de « beau et grand moment » par le président du CHASHa Jean-Pierre Lorette le soir du vernissage de l'exposition – met fin à des « années de solitude ». Le mot est de la conservatrice-animatrice Déborah Lo Mauro. Ce qui frappe quand on entre dans cette vaste pièce octogonale, c'est l'intense clarté qu'offrent les murs immaculés. Puis le regard se porte sur les imposants meubles en bois qui ceinturent tout le pourtour. On rappellera ici que ces armoires ont dû être restaurées en profondeur, tellement elles s'étaient révélées en mauvais état. Et on n'oubliera pas le parquet, complètement refait.

Il faut noter, comme l'a dit Jean-Pierre Lorette, que l'ensemble de cette restauration a dû passer par la nouvelle réglementation relative aux subsides de la Région wallonne. Le montant des aides a en effet été revu à la baisse et voilà pourquoi le CHASHa a dû financer sur ses fonds propres 60 % du chantier.

Un espace octogonal

Après l'écrin donc, les bijoux. Ce qui a guidé les choix du comité scientifique de l'exposition, ce sont les paroisses qui dépendaient jadis de Bonne-Espérance. Une référence à une exposition plus vaste qui s'est tenue en 1973 en plusieurs lieux du site, dont bien sûr la sacristie. Dans le catalogue de l'exposition 2017, Déborah Lo Mauro écrit : « Conformément à son objectif de conservation et de présentation du patrimoine religieux, dans un.esprit de pédagogie et de transmission de la mémoire, un choix rigoureux sur des critères esthétiques, stylistiques, iconographiques, mais également pédagogique (...) livre un éventail de pièces variées de l'histoire de l'art religieux de nos régions. Quant à la scénographie, elle se plie à l'espace, qui est octogonal, rappelons-le.

Au fil de la visite, on découvrira des statues, tableaux, bannières, reliquaires, vases sacrés... provenant des églises d'Anderlues, Morlanwelz, Vellereille-les-brayeux, Seneffe, Familleureux, etc. Et l'on s'arrêtera devant un « cékion » en métal argenté prêté par l'église Saint-Médard d'Anderlues. Mais ce petit objet circulaire de 11 cm de diamètre n'est pas une couronne pour statue, comme on pourrait le croire. Réponse sur place et dans le catalogue qui évoque une ancienne coutume ayant perduré jusqu'à l'aube des années 1960...

Bon à savoir

Le lieu : espace muséal du CHASHa, abbaye de Bonne-Espérance, rue Grégoire Jurion, 22 – 7120 Vellereille-les-Brayeux.

Les dates : l'exposition est ouverte jusqu'au 8 octobre 2017, tous les dimanches de 14h30 à 18h. En semaine, elle est accessible aux groupes sur réservation.

Le prix : 2,5 € pour les adultes, gratuit pour les moins de 12 ans.

Infos : 064 330 346 – 0470 102 468 – info@chasha.be – www.chasha.be


 

Télécharger la préface du catalogue (Jean-Pierre Lorette)

 

  • Créé par
    Diocèse de Tournai