Recommander Imprimer

Musée virtuel - Statue de Saint-Martin (Ham-sur-Heure)

Dans le cadre du jubilé de la Miséricorde, le service Art, Culture et Foi propose de découvrir à travers son musée virtuel des œuvres conservées dans le diocèse traitant de la miséricorde. Chaque semaine, une nouvelle œuvre sera présentée.

6 St Martin Ham sur Heure

 

 

 

Edifice : Eglise Saint-Martin, Ham-sur-Heure

Œuvre présentée : Saint-Martin, XVIIème siècle, anonyme, statue en bois polychromé

Historique : Etranger, né en Hongrie, élevé en Italie, arrivé en Gaule dans l’armée d’occupation, adepte d’une religion incompréhensible, Martin (dont le nom signifie « le guerrier ») n’est pas l’image idéale des gens « bien de chez nous ».

Les détails de sa vie varient selon les sources. Né en 316 à Salaria, en Pannonie sur les bords du Danube, où son père est officier dans les légions romaines, il est élevé dans le pays de sa famille, à Pavie. Il a 15 ans lorsqu’il s’enrôle dans l’armée impériale. Il est immédiatement envoyé en Gaule.

Bien que, dans son éternelle méfiance vis-à-vis de l’instabilité de la jeunesse, notre statuaire a pris l’habitude de le représenter en adulte au moins trentenaire, Martin n’a que 18 ans lorsque survient un des épisodes majeurs de sa vie. Il se trouve à Amiens, un soir d’hiver. Il fait glacial. Un sans-abri fait la manche aux portes de la ville. Il a faim. Il a froid. Les passants au mieux sont indifférents, au pis sont méfiants. Que fait la ville pour empêcher ce genre de spectacle ? N’est-ce pas aux autorités à régler ce problème ? Et lui, on ne sait même pas d’où il vient. Ne pourrait-il pas travailler pour sortir de son état ? Après tout, il est un peu responsable de ce qui lui arrive. Martin passe. Il le voit. Il a pitié. Lui, l’étranger, prend son propre manteau – pas un vieux ; celui dont il se sert tous les jours-, le coupe en 2, dit la légende, et en donne la moitié à ce rachitique pour se protéger un peu du froid. Oh ! Il ne le sauve pas. Il est bien connu qu’on ne saurait éradiquer toute la misère du monde. Mais la nuit suivante, le Christ lui apparaît sous les traits du mendiant.

Sa conversion au christianisme a lieu à ce moment. Il n’obtient son congé de l’armée qu’en 356 alors qu’il est parvenu au grade d’officier de la garde impériale. Il rejoint alors saint Hilaire à Poitiers. Ensemble, ils fondent le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C’est là que les habitants de Tours viennent le chercher pour en faire leur évêque, en 371. Il parcourt alors toutes les campagnes pour leur apporter la Bonne Nouvelle de l’Evangile et ce, jusqu’à sa mort le 8 novembre 397. Transféré à Tours, ses funérailles ont lieu 3 jours plus tard, le 11 novembre, qui deviendra le jour de célébration de son culte. Il serait le premier saint non martyr objet d’un culte public en Occident.

Iconographie : Le saint partage son manteau avec un pauvre.

Iconologie : « Vêtir les malheureux » est une des sept œuvres de miséricorde, énumérées par saint Matthieu, d'ordre corporel.


Oeuvre précédenteMusée Virtuel - "Nourrir l'affamé" (Vitrail - Eglise Saint-Rémi et Saint-Médard, Rouveroy)

Oeuvre suivante: Musée virtuel - Adam et Eve chassés du paradis terrestre et L'Immaculée conception (Vitrail, Herchies)

Voir le musée virtuel

 

  • Créé par
    Diocèse de Tournai